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Michel Thomas-Penette

23 Août 2006

Cet historien français a apporté une contribution importante à l'histoire contemporaine en inventant la notion de Lieux de Mémoire.

  Biographie professionnelle


Agrégé d’histoire en 1958 il a poursuivi une activité parallèle d'universitaire et d'éditeur. Assistant, puis maître-assistant à l'Institut d'études politiques de Paris de 1965 à 1977.

Élu à cette date directeur d'études à l'École des hautes études en sciences sociales, spécialisé dans l'étude de l'historiographie et du sentiment national, il s'est surtout consacré, dans le cadre d'une "histoire du présent", à l'élaboration d'une problématique générale de la mémoire historique contemporaine.


Après avoir créé en 1964, aux éditions René Julliard, la collection de poche "Archives " (une centaine de volumes), il est entré comme directeur littéraire en 1965 chez Gallimard pour y développer le secteur des livres d'histoire, de documents et d'essais.

Il y a en particulier créé la "Bibliothèque des sciences humaines" (1966), la collection "Témoins" (1967), la "Bibliothèque des histoires" (1970).

Il y a également fondé en 1980 la revue Le Débat qu'il dirige depuis.

Il est élu à l'Académie française, le 7 juin 2001.







Bibliographie

1961 Les Français d'Algérie (Julliard)
1973 Faire de l’Histoire (Gallimard)
1987 Essai d’ego-histoire (Gallimard)
1993 Les lieux de mémoire



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  Le Débat


Le Débat vu par son créateur :

"Pour qui avait, au début des années 80, le sentiment aigu d'un monde à tous égards nouveau, la tâche était claire : lutter sur deux fronts, contre la réduction médiatique d'un côté, la spécialisation universitaire de l'autre ; maintenir un espace de discussion publique ; défendre et illustrer un travail intellectuel de réflexion et de critique. Ce travail, nous l'avons distribué autour de trois axes : histoire, politique, société.

Histoire, parce qu'un immense travail de sélection critique et d'enregistrement réfléchi s'impose d'un siècle qui, loin de se solder par un bilan tragique et négatif, a le plus profondément et radicalement enrichi la connaissance de l'homme par l'homme et démultiplié sa conscience de lui-même. Et l'affrontement du suivant implique la réinterprétation générale de notre tradition et de notre héritage. Notre avenir appelle l'histoire, si nous ne voulons pas être les orphelins du passé.

Politique, parce que le ralliement général aux valeurs et aux principes de la démocratie n'est pas la sortie de l'histoire. La généralisation de la démocratie est le début de la confrontation concrète à la multitude des problèmes dont personne ne peut prétendre, sauf les démagogues, détenir la solution : de la démocratisation du système politique à la réforme fiscale en passant par la réforme de la puissance publique, de l'État Providence et de l'Université. Le Débat n'a pas arrêté d'en débattre.

Société, enfin, parce qu'une collectivité nationale comme la France, qui ne se vit plus dans le conflit politique et religieux radicalement exterminateur, se doit d'abord, si elle veut apprendre à gérer ses antagonismes, de repérer et de comprendre ses formes nouvelles. Depuis l'attention portée aux nouvelles pratiques de l'individualisme démocratique, comme le sport, la mode, la publicité, la télévision, les loisirs jusqu'aux formes les plus conflictuelles des ruptures sociales : villes invivables, nouvelles conditions de l'exclusion et du conflit des générations, contradictions de l'économie et affrontements nés de l'immigration.

Un tel type de travail, modeste et de longue haleine, loin de toute attitude sectaire, prophétique, partisane, étroitement militante et purement protestataire, suppose la convocation et l'analyse de tous les éléments qui permettent d'essayer de comprendre un monde de plus en plus compliqué, et, en fournissant des clés d'intelligibilité, d'en permettre la maîtrise. À l'urgence de l'engagement s'est substituée, pour nous, la priorité du jugement. Le refus de l'engagement politique partisan n'est que le produit d'une volonté de responsabilité civique."









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