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Les Vosges lorraines

institut européen des itinéraires culturels

Caroline Hamajda

01 Juillet 2007

Dans les Vosges, îlot montagneux de faible altitude, le paysage change fréquemment, les vallées souriantes, succédant aux vastes panoramas des sommets.

Destination: Paysage cultivé / Cultivated landscape
Protection: Espèces protégées / Protected species
Accessibilité: Accessibilité libre - Parcs naturels / Free access - Natural Parks

  Des paysages variés


Le département des Vosges est géologiquement constitué d’un plateau de formation secondaire s’appuyant sur un massif primaire (les Vosges) ce qui permet de distinguer trois principales zones géographiques différentes où se mêle une grande variété de paysages.


A l’Est: la montagne

Au cœur du Parc Régional des Ballons, les granits des Vosges du sud datent du plissement hercynien, il y a 350 millions d’années. C’est donc un « ancien » massif qui, dès la fin de l’ère primaire, à force d’érosion, va donner naissance au grès rouge du Nord.

Mais c’est surtout la naissance des Alpes, il y a 65 millions d’années, qui, en soulevant l’ancien massif va le séparer en deux, créant de part et d’autre la plaine d’Alsace et le Sillon Rhénan, la Forêt Noire à l’Est et les Vosges à l’Ouest.

Le Massif des Vosges, long de 180 km et large de 60, offre aujourd’hui des formes douces et arrondies, apportées par les glaciations d’il y a 2,5 millions d’années responsables des paysages caractéristiques de vallées, de forêts de sapins et de lacs sur le versant vosgien, contrastant avec l’effondrement abrupt du versant alsacien.

Vallée des Lacs (Gérardmer, Longemer, Retournemer), Vallées de la Cleurie, de la Moselotte et de la Moselle qui flâne de Bussang (où elle prend sa source) à Charmes, en passant par Remiremont, dite « La Coquette », ville des Chanoinesses, et Epinal, cité des Images, vallée de la Plaine de la Fave ou de la Meurthe qui mène à Saint-Dié-des-Vosges, marraine de l’Amérique.

Dans les Vosges, rien n’écrase l’homme, rien n’est excessif. La montagne et sa fameuse « ligne bleue », chère à Maurice Barrès reste accessible à tous. L’été, c’est le paradis des randonneurs qui rencontrent successivement, au détour d’un lac, la fraîcheur des sous-bois de sapins, l’aridité des chaumes où poussent la gentiane, les myrtilles et la bruyère, là où courent les chamois. L’hiver, c’est le domaine du ski. Les stations principales de La Bresse, Gérardmer, Saint-Maurice, Ventron, Bussang, Le Valtin, Xonrupt disposent d’un remarquable éventail d’équipements pour la pratique du ski alpin et du ski de fond.

La crête qui s’étire du Nord au Sud des Ballons des Vosges est couronnée de pâturages d’altitude façonnés par l’homme: les hautes-chaumes. Voilà plus de mille ans que les marcaires (nom donné aux vachers vosgiens) sont montés défricher ces hauteurs pour y faire paître leurs troupeaux. Paysages remarquables et rares, certaines chaumes naturelles dites « primaires » n’ont jamais été défrichées et constituent de formidables réservoirs d’observations scientifiques.







Au centre : la Vôge

Plus bas, vers le Sud-Ouest, c’est la Vôge, plateau de grès bigarré qui s’étend de Remiremont à Vittel.

Les paysages différents des paysages de montagne: finement ondulés, ils forment les Monts faucille, séparation entre les vallées de la Saône et de la Moselle, et relient les Vosges au plateau de Langres.

C’est la ligne de partage des eaux. A l’Est, les rivières se jettent par le Rhin et la Meuse dans la Mer du Nord; à l’Ouest, elles se dirigent vers la Méditerranée.

Ce gigantesque bassin de sources, où le sapin fait place au hêtre et au chêne, constitue la terre d’accueil du thermalisme avec quatre stations: Bains-les-Bains, Contrexéville, Plombières-les-Bains et Vittel.

Plus à l’Est, dans le Xaintois, c’est Mirecourt où l’art de la lutherie s’exerce depuis trois siècles.


A l’Ouest: la Plaine

Vaste ensemble de plateaux et de dépressions d’origine jurassique, c’est le prolongement des côtes de Lorraine, en bordure orientale du Bassin Parisien.

Dans cette partie des Vosges, les villages se fragmentent en hameaux épars, les maisons basses se regroupent autour de vieux clochers, apportant une impression de calme et de douceur, comme les méandres tranquilles des cours d’eau que rien ne presse.

Région remplie de souvenirs et d’histoires, le patrimoine livre ses confidences et ses vestiges. Domremy et la maison de Jeanne d’Arc, Grand qui possède les restes d’un des plus vastes amphithéâtres romains d’Europe, ainsi qu’une mosaïque magnifique, Neufchâteau et sa région, pays du meuble et de l’ébénisterie d’art.

A chaque détour de route, chaque recoin de village, les pierres révèlent leur mémoire: voies romaines, calvaires, bourg Renaissance (Châtillon-sur-Saône), églises romanes, châteaux, ermitages et monastères rappelant, qu’à travers plus de dix siècles d’architecture, l’histoire a laissé de profondes empreintes dans cette région.

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  Faune et flore des Vosges


Une faune exceptionnellement riche

Les grands mammifères tels que le bison, l’auroch, l’ours ou l’élan ont certes disparu des paysages, mais les Vosges demeurent encore aujourd’hui un espace naturel particulièrement giboyeux et il est assez facile d’apercevoir en abondance biches, brocard, chevrette et autres cervidés comme les majestueux cerfs, ou encore des sangliers.

Dans les années 1950, l’introduction du chamois a été une réussite. Plus récemment le lynx a également fait l’objet d’une réintroduction mais, bien qu’il soit inoffensif pour l’homme, sa présence se heurte encore parfois aux craintes du passé.

Dénombrant près de cent cinquante espèces d’oiseaux, l’avifaune est très diversifiée avec, au sommet, l’oiseau mythique des Vosges, le Grand Tétras ou Coq de bruyère, qui fait actuellement l’objet d’un intense programme de protection afin d’en assurer la survie. Oiseau très craintif, il déteste être dérangé, en particulier lors de la ponte ou de la reproduction. Il a besoin de territoires vastes et préservés. Seule une centaine de coqs est actuellement recensée.

Les rapaces existent en nombre important (buses, hiboux, chouettes hulottes, faucons pélerins) et il n’est pas rare, lors d’une promenade d’en apercevoir installés sur un piquet de pâture, le regard fixé sur l’horizon.

On trouve aussi bien d’autres espèces comme le pic noir, le casse-noix, la fauvette, la caille ou le faisan, la grive, le merle ou le ramier.

Sans oublier les castors en espaces naturels sur les bords de la Moselle gérés par le Conservatoire des Sites Lorrains.



Crédit photo: O. Frmaat - CDT Vosges


La brimbelle vosgienne


La flore vosgienne

Des orchidées, dont il existe vingt-cinq espèces en plaine, à la gentiane d’altitude à fleurs jaunes, la flore vosgienne est d’une grande diversité.

En plaine abondent les roses sauvages, pervenches… Dans la Vôge, lauriers et chèvrefeuilles apportent une touche originale. Fougères et bruyères font partie du paysage tout comme, selon la nature du sol, champignons, buissons de mûres, de framboises et bien sûr de myrtilles, plus connues dans les Vosges sous le nom de « brimbelles », fruit emblématique des Vosges. En effet, la cueillette de fruits rouges, comme celle de la mirabelle, fait partie des traditions qui alimentent l’art culinaire local.

Le massif est un véritable jardin où, de hêtraies en pelouses sommitales, l’espace se partage entre les remarquables fleurs que sont les gentianes, la silène des roches et les orchis à teintes blanches et roses. On y trouve également l’anémone, la pensée mauve, l’arnica jaune (aux propriétés médicinales bien connues), et la digitale dont la taille dépasse souvent un mètre.

Il est impossible d’aborder le thème de la flore vosgienne sans citer la jonquille, fleur symbolique traditionnellement fêtée tous les deux ans au printemps de Gérardmer. La jonquille élit domicile au sein des prairies humides qu’elle illumine d’un jaune éclatant dès le mois de mars. Majestueuse, cette fleur à haute collerette pousse par milliers dans les environs de Gérardmer qu’elle recouvre d’un tapis flamboyant. Un spectacle grandiose qui marque chaque année à la fin de l’hiver et l’avènement du printemps.

Mais l’un des paysages les plus étranges et les plus sensibles des Vosges est sans conteste celui des tourbières. Ces espaces sont nés de la prolifération de sphaignes, variétés de mousses gonflées par les eaux de pluie et de ruissellement. Leur décomposition donne naissance à la tourbe dont l’acidité donne lieu à une flore originale, comme par exemple les étranges droseras carnivores, les linaigrettes, les airelles des marais, le trèfle d’eau… Découvrez les tourbières du Machais et du Lispach à La Bresse, le Gazon du Faing sur la route des Crêtes et la tourbière du Bas Beillard à Gérardmer…

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  La forêt vosgienne


Avec 282 000 hectares de forêts, soit 48% de sa superficie, le département des Vosges se place dans le peloton de tête des départements français pour la surface boisée, mais aussi pour la production de bois exploité.

En 1999, les dégâts provoqués par la tempête du 26 décembre ont été importants; en conséquence, un plan d’aide a été mis en place au niveau national, complété par un financement provenant de l’Union européenne et des collectivités locales afin de permettre le reboisement.

La forêt vosgienne est constituée de 52% de feuillus et de 48% de résineux, se répartissant entre une grande variété d’essences:
- 22% de sapins
- 18% de chênes
- 22% de hêtre
- 20% d’épicéas
C’est sans conteste le sapin, faisant rêver les petits et les grands à Noël, qui demeure le roi de la forêt vosgienne. Bien souvent, il est confondu avec l’épicéa, lui aussi largement répandu.

Pendant des siècles, l’exploitation forestière a constitué une des premières branches d’activité du département avec toutes ses applications (meubles, charpentes, menuiserie, papier…)

Les scieries où travaillaient les « Sagards », s’appelaient autrefois les « Hauts fer » et fonctionnaient grâce à l’énergie fournie par les cours d’eau. Certaines subsistent encore, sous forme d’écomusées ouverts à la visite.


La schlitte et le schlittage

Encore courant il y a une quarantaine d’années, le schlittage ne se pratique plus dans les Vosges en dehors de démonstrations faites à l’occasion de manifestations folkloriques, notamment en période estivale à La Bresse ou à Sapois.

Exercice typiquement vosgien, à la fois très physique et périlleux, il consiste à faire descendre sur un chemin de rondins spécialement aménagé sur le flanc des montagnes, les bois débités, posés à même le plateau d’un vaste traîneau appelé « schlitte ».

Le chargement pouvait parfois dépasser la tonne, la vigueur et l’adresse du « schlitteur » devaient donc être exceptionnelles car un accident pardonnait rarement.

Pour une démonstration de schlittage cinématographique, regardez le film de Robert Enrico, Les grandes gueules, avec Bourvil et Lino Ventura.







La forêt départementale de Tignecourt

En 1997, le Conseil Général des Vosges se porte acquéreur d’une forêt de 204 hectares, plantée de hêtres, de chênes et de pins, située sur la commune de Tignecourt, au Sud-Ouest du département, près de Lamarche.

Le but étant d’en faire une « forêt école » à destination des jeunes, des promeneurs, des amoureux de la nature, ainsi que des chasseurs. Elle est devenue une véritable vitrine de la faune et de la flore vosgiennes.

Grâce à de nombreux aménagements, notamment dix-sept postes d’observations, il est possible d’y admirer des cervidés, ainsi que des sangliers venus se reposer et se nourrir en toute liberté dans de grandes clairières dégagées à cet effet.

De plus, une maison de la nature, au centre du village de Tignecourt, permet d’accueillir des expositions didactiques sur la faune, la flore et toutes les ressources de la nature…

Renseignements:
Maison de la Nature
30, place de l’Eglise
88320 Tignecourt
Tél : +00 33 (0)3 29 07 98 66 ou +00 33 (0)6 03 80 40 34


Préservez les forêts…

- Chut… Savourez la magie des lieux.
- Les forêts sont des refuges pour les animaux, surtout en hiver: restez sur les chemins balisés pour ne pas les effrayer.
- Les chiens doivent être tenus en laisse ou à portée de voix.
- La circulation des véhicules motorisés n’est pas autorisée en dehors des voies ouvertes.
- Allumer un feu est dangereux et totalement proscrit.
- Les forêts appartiennent aux communes, à l’Etat ou à des particuliers: respectez la propriété privée.
- Les chantiers d’exploitation forestière et les actes de chasse sont signalés aux usagers. Prenez-y garde !
- Les tas de grumes (arbres abattus, ébranchés et encore couverts d’écorces) peuvent être instables: ne les escaladez pas.

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  Les lacs vosgiens


De chaque côté de la crête des Vosges reposent de nombreux lacs qui ne sont pas un des moindres attraits des excursions en montagne.

Gérardmer, Longemer, Retournemer, Blanchemer, Lac des Corbeaux, Lac des Truites ou Lac Blanc... La Vallée des lacs, au cœur des Hautes-Vosges, offre de magnifiques panoramas, ainsi que de nombreux points de baignade aux touristes.

Le lac le plus grand est celui de Gérardmer au bord duquel s’étale la célèbre station. Vestige de l’ultime période glaciaire il y a 12 000 ans, le lac, surnommé la « perle des Vosges », est barré d’une moraine; on peut en faire le tour à pied et y pratiquer de nombreux loisirs et sports nautiques.

Le lac de Lispach, à la fois riche et fragile, est une tourbière en cours de formation. Un sentier de découverte permet de comprendre l’écosystème de ce milieu naturel particulier.



Le lac de Gérardmer


Le lac Blanc
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