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Mémoire européenne du Grand-Duché de Luxembourg IV L'architecture rurale

institut européen des itinéraires culturels

Michel Thomas-Penette

05 Mai 2007

Un itinéraire reconnu comme «Itinéraire du Conseil de l’Europe» et formé de quatre circuits transfrontaliers témoigne depuis 1987 des racines communes des maisons rurales. Nous vous proposons de la découvrir dans la vallée de l'Attert.

Ville(s): Luxembourg-Ville, Koerich, Redange-sur-Attert, Colpach, Esch-sur-Sûre, Wiltz, Clervaux, Vianden, Diekirch, Mersch, Larochette, Bourglinster, Junglinster, Echternach, Rosport, Wasserbillig, Grevenmacher, Wormeldange, Remich, Schengen, Mondorf-les-Bains, Esch-sur-Alzette, Dudelange
Département(s): Luxembourg
Région(s): Luxembourg
Pays: Grand-Duché de Luxembourg

  Redange-sur-Attert


On quitte la ville de Koerich par l'Ouest en direction de Hobscheid et de là on rejoint directement Redange-sur-Attert vers le Nord en traversant les villages de Elvange, Noerdange et Niederpallen.

Cette étape suivante, témoigne de l'architecture rurale et de son évolution passée et à venir.

Elle permet également si on le souhaite, de franchir la frontière vers la Belgique en suivant naturellement la vallée de l'Attert, vers le parc naturel du même nom. Un centre d'interprétation ("Au coeur de l'Attert") vous y attend.





L'architecture rurale est une composante du paysage culturel


De l’esprit du baroque populaire aux maisons rurales, il n’y a en effet qu’un pas…

Si nous recommandons une visite, c’est que ce village, qui a bénéficié de restaurations dans le cadre de la campagne "Eist Duerf soll liewen", a su en effet préserver en grande part son architecture vernaculaire.

Il constitue à la fois un exemple (par exemple ferme Even de 1766 au 65, Grand-Rue et ferme Berg au numéro 46 de la même rue) et le point de départ de parcours transfrontaliers de découverte de l’architecture rurale.


C'est le cas du circuit N°2 Architecture sans frontières (Allemagne, Grand-Duché de Luxembourg et Belgique) qui a été mis en place en 1987.

Dans les environs vous pourrez aussi rencontrer de grosses fermes aux façades rouge pourpre, peintes dans un mélange de sable rouge et de calcaire, typiques de l'architecture rurale de la région (l’oxyde des sables, mélangé à la chaux, fit naître des tonalités allant du beige au jaune et du rose au rouge brunâtre).


Mais cet arrêt, qui se trouve en relation avec un autre monument de la mémoire du Luxembourg (l'architecture rurale est une composante du paysage culturel) situé à Colpach-Bas, se veut aussi le signe de ralliement de la société traditionnelle telle qu’elle s’est perpétuée malgré l’industrialisation du pays.

Cet aspect traditionnel a été en grande majorité pris en charge par les descendants des paysans de la société rurale et agricole qui sont devenus des employés du secteur tertiaire.

Ils ont souhaité, tout en modernisant et en apportant un confort contemporain, parfois en transformant les granges et les dépendances en espaces de loisirs.

Ils ont cherché à respecter cependant les alignements des villages-rues et à éviter les interventions picturales et architecturales intempestives, en gardant un caractère ancestral et en valorisant les racines culturelles.


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  Ampleur européenne


Redange-sur-Attert




Ces constructions sont pour beaucoup issues de la période de respiration et de reprise de souffle qui a suivi la Guerre de Trente Ans (1618-1648).

Le règne autrichien arrivant, un style rural se met en place qui est connu sous le nom de maison de style Marie-Thérèse (Impératrice d'Autriche 1740-1780). Ces bâtisses offrent au passant une surface continue en regard sur la rue et réunissant la partie d’habitation, l’étable et la grange sous un toit unique. Comme le précise le guide «Architecture sans frontières» publié par l’Association Ruralité – Environnement -Développement en 1987… «Les marchés, les diligences, les nouvelles routes poussaient le paysan à sortir de son isolement. Le servage fut aboli, les impôts et la corvée facilités. Des cultures agricoles comme celle de la pomme de terre améliorèrent le niveau de vie…Les régions dépendant des anciennes abbaye d’Echternach, d’Orval, de Prüm et de Stavelot forment un bel exemple de patrimoine rural commun, celui que, de part et d’autres des frontières, nous nous efforçons de revaloriser».

Au XIXe siècle, ce type de maison évoluera par la construction de bâtiments en équerre qui dessinent une cour intérieure.

Le baroque s’y exprime le plus souvent dans l’encadrement ou le décor des portes et des fenêtres qui témoigne de la maîtrise des tailleurs de pierre, comme les portes des fermes ou les décors sculptés de l’église de Koerich témoignent de celle des sculpteurs sur bois.

Le guide cité plus haut précise également : «Ce qui est fascinant dans ces maisons, c’est l’interpénétration des formes et des structures, de la fonction et du volume, qui va de pair avec l’emploi d’un minimum de matériaux. Les produits naturels utilisés sont ceux que l’on trouve disponible sur place : le grès, l’ardoise, le chêne, la chaux, le sable, l’argile et la paille. Tous contribuent à une harmonie naturelle qui fait de l’architecture rurale non pas tellement une forme d’art, mais bien une forme de culture, dans le sens propre du mot.»

Un itinéraire reconnu comme «Itinéraire du Conseil de l’Europe» et formé de quatre circuits transfrontaliers témoigne depuis 1987 de ces racines communes, racines que Georges Calteux commente dans ces termes : «Lorsqu’un paysage culturel montre des points communs dans les régions appartenant à différents pays, il ne peut se définir par des références à une frontière. Au contraire, il est un élément essentiel de l’entente entre les nations, en dépassant les caractéristiques nationales et en mettant en évidence des acquis communs, plus profonds, venus d’une longue histoire.»

C’est dans l’espace frontalier entre le Portugal et l’Espagne, puis dans les pays d’Europe centrale et orientale que des initiatives comparables ont été mise en œuvre.

Une relation historique naturelle s’impose également entre les villages de la partie est de la Grande Région et ceux de Transylvanie ou du Banat roumains en particulier. Une visite autour de Sibiu dans les villages qui se sont développés autour des églises fortifiées et qui témoignent de l’émigration des XIIe et XIIe siècles. On peut découvrir dans la province de Timisoara ceux qui se sont constitués, toujours grâce à l’émigration, mais à l’époque de Marie-Thérèse Impératrice d'Autriche.


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