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Les eaux vertueuses des Vosges

institut européen des itinéraires culturels

Caroline Hamajda

02 Janvier 2009

Des sources vertueuses au cœur d’une nature généreuse, pour se soigner ou se ressourcer, se détendre ou s’évader. Les Vosges sont pourvues de quatre stations thermales: Bains-les-Bains, Contrexéville, Plombières-les-Bains et Vittel.

  Naissance du thermalisme en France et dans les Vosges


Dès la plus haute Antiquité, les sources thermales sont perçues par l’homme comme des phénomènes surnaturels et de nature divine. Les dieux et déesses, les demi-dieux et naïades sont les premiers protecteurs des sources. Les Grecs, 500 avant J.-C., font déjà mention des vertus curatives des eaux thermales et Hérodote (484 - 425/420 av. J.-C.), père de l’histoire, fixe le premier la durée des cures à vingt et un jours. Les Gaulois semblent avoir utilisé pour la thérapeutique certaines des nombreuses sources chaudes avant l’occupation romaine, mais c’est après la conquête de Jules César que les stations thermales se multiplient et s’organisent.

A Vittel, une tradition locale lie l’origine de l’exploitation des sources curatives au général romain Vitellius, homonyme de l’empereur, qui offre à la ville confort et prospérité. Les Romains construisent à Vittel de nombreuses voies de communication et, surtout, sont à l’origine du premier établissement thermal dont les vestiges ont été retrouvés près des sources à la fin du XIXème siècle, lors de la fondation du nouvel édifice thermal.

Les invasions barbares freinent l’expansion des pratiques thermales, d’autant plus que le christianisme n’y est guère favorable. Sous les Mérovingiens, les piscines de Plombières sont restaurées; et le roi Charlemagne rend son antique splendeur à Aix-la-Chapelle. Après la mort de l’empereur, le thermalisme est à nouveau victime des divisions au sein du pouvoir et des invasions.

Au XVIème siècle, les guerres d’Italie et de Religion donnent au traitement thermal des blessures de guerre un large essor: Montaigne, qui ne se fie pas à la médecine, se confie aux eaux minérales et en use fréquemment. La foule des curistes est accrue par la visite de hauts personnages: Marguerite d’Angoulême, François Ier, Catherine de Médicis et le roi Henri II, Louise de Lorraine et Henri III, Marie de Médicis et Henri IV.

Au XVIIIème siècle, la mode des stations thermales est souveraine; elle règne particulièrement à Forges, Bourbon l’Archambault. On y rencontre Louis XIII, Anne d’Autriche et Richelieu, la future Madame de Maintenon, le grand Condé, Fouquet, Scarron, Boileau et surtout la marquise de Sévigné.

Les périodes troubles de la Révolution et des guerres d’Empire apportent aux stations thermales de nombreux blessés. Après 1815, une société brillante accourt dans toutes les villes d’eau d’Europe. Le thermalisme vit alors des heures fastes. C’est à cette époque que se développent la plupart des stations avec la construction d’établissements, l’aménagement de lieux de promenade ou l’invention de loisirs pour les clients.

Le Second Empire, avec le développement du chemin de fer et sous l’impulsion de Napoléon III, voit naître de nouvelles stations: Eaux-Bonnes, Luz-Saint-Sauveur, Luchon, Royat, Vichy et Vittel.



Napoléon III



  L’atout cœur de Bains-les-Bains


Dans un écrin de verdure généreusement boisé, la charmante station de campagne s’épanouit entre plaine et montagne, et dévoile ses attraits aux amoureux d’ambiances familiales.


Préconisés dans le traitement des maladies cardiovasculaires et rhumatismales, les eaux de Bains-les-Bains, à une température variant de 25 à 51 degrés, jaillissent de onze sources différentes.


Les sources alimentent le Bain Romain aux allures antiques, construit en 1845 à l’emplacement des premières sources découvertes par les Romains. A l’intérieur, éclairées par une verrière, trois piscines en pierre sont entourées par deux colonnades superposées.







Le Bain de la Promenade de style 1930 s’élève sur cinq étages au cœur du quartier thermal. Il accueille notamment un hôtel et un casino, alliant ainsi les trois fonctions d’une ville d’eau (soins, hôtellerie et jeux d’argent).


Les distractions sont légion, depuis les sports à pratiquer dans le Parc Thermal jusqu’aux animations culturelles offertes en saison, en passant par le patrimoine local que l’on découvre au rythme des randonnées et excursions proposées par l’Office de Tourisme.

  Bien-être et minceur à Contrexéville


Dans la station qui multiplie les paysages en vert et bleu, bienfaits et plaisirs s combinent à l’infini lors de séjours thermaux ou touristiques.

La station très fréquentée de Contrexéville voit le jour au XVIIIe siècle grâce à l’analyse des eaux faite par le docteur Bagard, médecin du duc de Lorraine Stanislas. Le premier établissement thermal est construit en 1774. A la Belle Epoque, la station, très en vogue, accueille le Shah de Perse, le roi de Serbie, la grande-duchesse de Russie, Wladimir et de nombreux diplomates.

Les eaux de Contrexéville, issues de cinq sources d’eau minérale froide (11 degrés) sont préconisées pour soigner les affections du foie et des reins, ou pour retrouver bien-être et minceur.







Le centre thermal actuel est érigé en 1912 par l’architecte Méwès, un habitué de la station; il est entièrement rénové en 1995. La galerie qui longe le parc et le Pavillon des sources, où l’eau sort des griffons, sont recouverts de mosaïques bleues et roses.

Il est possible de s’adonner à mille et un sports et loisirs en choisissant parmi une vaste panoplie d’activités, des plus relaxantes aux plus toniques. 15 000 hectares de forêts environnantes permettent aux curistes de communier avec la nature, partir à la découverte des sites druidiques et des légendes locales ou approcher une faune et une flore particulièrement abondantes.

Contrexéville est également riche d’histoire et d’architecture, avec notamment l’ensemble néobyzantin de l’établissement thermal, face à la chapelle orthodoxe où repose la Grande Duchesse de Russie, et l’église Saint-Epvre qui abrite une magnifique statuaire. Sans oublier la grande place rectangulaire agrémentée de fontaines en lave émaillée et marbre de Carrare.

  2000 ans d’histoire et de thermalisme à Plombières-les-Bains


Au IIe siècle, les Romains fondent à Plombières un vaste établissement thermal. Détruite lors des invasions barbares, la station renaît au Moyen-Age et depuis cette époque ne cesse de s’accroître et de recevoir de nombreux curistes.

Les hôtes les plus prestigieux se sont succédés dans la station vosgienne depuis le Moyen-Age: Voltaire, Montaigne, le duc Stanislas, Hector Berlioz… Mesdames Adélaïde et Victoire, filles de Louis XV, s’y rendent en 1761 et 1762 avec une suite nombreuse; il ne faut pas oublier que ce sont les petites-filles du duc lorrain Stanislas. L’impératrice Joséphine et la reine Hortense y séjournent souvent; c’est en leur présence qu’en 1802 l’ingénieur Fulton fait l’essai sur l’Augronne du premier bateau à vapeur. Napoléon III fait plusieurs séjours à Plombières, au cours desquels il décide des embellissements considérables. C’est dans le Pavillon des Princes qu'a lieu, le 21 juillet 1858, la rencontre avec le ministre italien Cavour, la célèbre entrevue au cours de laquelle se décide l’avenir de l’Italie et, par contrecoup, la réunion de Nice et de la Savoie à la France. De nombreux curistes s’y pressent encore aujourd’hui pour goûter aux vertus de l’eau thermale.

Ils sont accueillis dans les Bains Impériaux, ou Thermes Napoléon, pour une cure traditionnelle visant à soulager les troubles digestifs et rhumatismaux. Le vaste hall rappelle l’architecture des thermes de Caracalla à Rome.

Le centre Forme et Santé "Calodaé" attire les amateurs de séjours "forme" et "santé", d’une semaine, d’un week-end ou d’une journée, dans un cadre authentique et dépaysant.

Dans cette charmante station à l’architecture remarquable, chacun profite d’une enrichissante découverte historique, au fil des villas des XVIIIe et XIXe siècles, des balcons aux ferronneries finement ouvragées, du Pavillon des Princes, de l’église néogothique…

Un circuit historique, de deux heures environs, permet au visiteur de découvrir l’architecture de la station thermale ainsi que les célébrités et artistes qui l’ont fréquentée.







La Glace Plombières

La Glace Plombières est une crème parfumée au kirsch et aux fruits confits.

La légende veut qu’un cuisinier devait préparer une crème commandée par Napoléon III pour sa suite et les personnalités locales lors de la célèbre réception de 1858. La crème ayant mal tournée, le cuisinier eut l’idée d’y ajouter du kirsch et des fruits confits. Ce qui fit le régal des invités.

Un confiseur italien servait déjà en 1798 dans la région parisienne de la glace die «Plombières»; il s’agissait d’un entremets glacé aux fruits confits formé dans un moule en plomb. A l’origine le mot s’écrivait sans la lettre "s", puis il prit le nom de la ville.

En 1882, il est attesté qu’un pâtissier plombinois produit une glace Plombières dont les fruits confits sont macérés dans du kirsch.

  Vittel thermale et touristique


Station hydrominérale très réputée, Vittel joint à la vertu de ses eaux l’avantage d’être située dans une région agréable.

L’histoire de la station thermale commence en 1854 avec l’achat de la Fontaine de Gérémoy par Louis Bouloumié (1812-1869), avocat à Rodez. Il recouvre la santé grâce aux bienfaits de cette source.

Au cœur de la ville s’étend un parc paysager de 650 hectares ouvert à tous. Dans cet environnement naturel privilégié et apaisant, les thermes proposent de nombreuses formules de bien-être: golf, tennis, balade à pied ou à vélo, équitation…

Sous la galerie aux motifs mauresques, les anciens Thermes Garnier abritent l’exposition L’eau et la vie. Ludique et interactive, elle entraîne le visiteur dans une savante exploration de la terre et du fonctionnement du corps humain.



Le Grand Hôtel de Vittel


Le Grand Hôtel de Vittel


L’exploitation des eaux depuis le milieu du XIXe siècle a marqué l’essor de Vittel dans le plus pur style architectural des villes d’eaux de l’époque. Les thermes, la grande galerie, la rotonde, le casino et le parc ont été successivement confiés aux soins de grands architectes comme Charles Garnier, Fernand César et Aguste Bluysen qui ont donné à Vittel cette ambiance "Belle Epoque" caractéristique où domine la blancheur des façades.

De son prestigieux passé de station mondaine, Vittel a conservé de splendides hôtels du début du XXe siècle qui font tout son charme. Mention spécial pour le Grand Hôtel de Vittel et le magnifique Hôtel de l’Ermitage de Vittel, construit en 1929, appartenant tous deux au Club Méditerranée.

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