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Nancy

institut européen des itinéraires culturels

Caroline Hamajda

02 Janvier 2009

La Place Stanislas, le palais ducal, L'église des Cordeliers, Gallé, Daum, Majorelle... Autant de noms, autant de lieux qui évoquent l'histoire d'une ville: Nancy...

  Introduction


Ancienne capitale du Duché de Lorraine, Nancy n'a pas encore dix siècles d'existence. Pourtant cette ville d'art et d'histoire est riche en événements et en architecture.

L'histoire de Nancy se découvre et se devine à travers les façades des hôtels et les styles architecturaux. Quatre villes se superposent pour composer la vision actuelle de Nancy.



La ville aux portes d'or


Exemple architectural de l'Ecole de Nancy


Offrez-vous une promenade à travers les rues et l'histoire de Nancy...

  La Ville-Vieille


1073: le nom de Nancy apparaît pour la première fois dans les textes.

Bien que capitale du duché de Lorraine, Nancy demeure une ville fort modeste qui ne se développe qu'avec René Ier, duc de Bar puis duc de Lorraine en 1430.

Composée en forme de quadrilatère presque régulier, la Ville-Vieille présente, dans un espace étroit, un condensé de l'histoire lorraine.



La Porte de la Craffe


Le Palais ducal


La Ville-Vieille, quartier clos de Nancy

Après le saccage de la ville par les troupes de l'empereur Frédéric II en 1218, Nancy se dote d'une nouvelle enceinte aujourd'hui disparue.

La construction du Palais ducal en 1298 s'accompagne de l'édification d'un nouveau rempart autour de Nancy.

Dans la seconde moitié du XVe siècle, le quartier subit d'importantes modifications avec le renforcement de l'enceinte, en particulier de la Porte de la Craffe.

Charles III renforce au XVIe siècle le renforcement de la défense de la Craffe en faisant édifier notamment la Porte de la Citadelle.


Au coeur de la Ville-Vieille, le Palais ducal et L'église des Cordeliers

Le Palais des Ducs de Lorraine, édifié au XVe siècle, est en premier lieu la résidence des ducs de Lorraine. Délaissé au XVIIIe siècle par le Duc Léopold, qui lui préfère le château de Lunéville, il subit quelques vicissitudes et devient, en 1848, le Musée Lorrain.

En sortant du palais ducal, le visiteur poursuit sa découverte en entrant dans la Chapelle des Cordeliers qui fait partie intégrante du circuit de visite du musée.


Saint-Epvre, joyau néo-gothique de la Ville-Vieille

C'est à l'évêque de Toul, Saint Epvre, évangélisateur zélé, qu'est dédiée la première paroisse de la Ville-Vieille.

La basilique gothique, élevée entre 1436 et 1451, est rasée en 1863 afin de lui substituer l'actuelle Basilique Saint-Epvre édifiée par Prosper Morey.

  La Ville-Neuve, une capitale renaissance


A la fin du XVe siècle, les ducs imposent leur autorité sur les duchés de Lorraine et de Bar et font alors de Nancy une véritable capitale.

En matièrre d'urbanisme, le XVIe siècle apparaît comme une période majeure dans l'histoire de Nancy: l'appareil défensif se modernise, l'espace urbain s'élargit et s'embellit, les activités se diversifient.

Sous l'impulsion des ducs Antoine Ier (1508-1544) et Charles III (1545-1608), élevés à la cour de France, la ville change de physionomie.



L'Hôtel Ferraris


L'Eglise Saint Sebastien


Aux initiatives du pouvoir ducal s'ajoutent celles des bourgeois et des nobles résidant à Nancy. La Ville-Vieille se pare de beaux hôtels particuliers dont L'Hôtel d'Haussonville, L'Hôtel Ferraris et L'Hôtel des Loups subsitent encore aujourd'hui.

Vers 1580, les habitants étouffent à Nancy. Par nécessité pratique, mais aussi militaire et politique, le duc Charles III décide de faire construire une ville nouvelle.


Nancy, entre guerre et paix

L'ingénieur italien Jeronimo Citoni dessine le plan de cette nouvelle ville dès 1588. La réalisation des fortification est confiée à l'architecte italien Jean-Baptiste Stabili. Seules les portes Saint-Nicolas et Saint-Georges sont encore visibles à Nancy; les fortifications ne résistèrent pas au siège du roi de France Louis XIII et Louis XIV, évacuant la Lorrainre en 1661, en exige la complète démolition par les Lorrains eux-mêmes. Sur les conseils de Vauban, les fortifications sont redressées entre 1670 et 1698, puis à nouveau démantelées lors du retour du Duc Léopold dans ses duchés en 1698.


Les ducs de Lorraine, champions de la Réforme catholique

Capitale de la Contre-Réforme, la Ville-Neuve de Nancy se distingue par la profusion d'édifices religieux.

Nancy ne possède que quelques couvents lorsque Charles III crée la Ville-neuve. A l'époque moderne, on aurait dit: "Le duc de Toscane avait construit une ville pour les commerçants, le duc de Mantoue pour les banqueroutiers, et le duc de Lorraine pour les moines".

On trouve à Nancy, à la fin du XVIIIe siècle toutes les abbayes possibles: bénédictins, bénédictines, prémontrés, chanoines réguliers, augustins, dominicains, carmes, franciscains. Les jésuites, avant leur expulsion en 1768, gèrent le collège de la ville, un noviciat et les Missions royales fondées par Stanislas. Enfin, une multitude de nouveaux ordres créés à l'Epoque Moderne s'installent à Nancy: visitation, frères des écoles chrétiennes...

De nombreux bâtiments religieux n'ont pas survécu aux mutilations de la Révolution française et aux injures du temps, cependant, de nos jours, on peut encore voir la Chapelle de la Visitation, la Primatiale Notre-Dame de l'Annonciation (aujourd'hui la Cathédrale de Nancy), ou l'Eglise Saint-Sébastien.

  Entre Ville-Vieille et Ville-Neuve, l'oeuvre de Stanislas


Avant sa mort en 1729, le Duc Léopold a assuré le destin de sa lignée et préparé le mariage de son fils le Duc François III, avec Marie-Thérèse d'Autriche, fille aînée de l'empereur Charles VI, lui ouvrant ainsi l'accès à la dignité impériale.

Mais la France ne peut tolérer que la Lorraine échoue à l'Empire; de même la Russie et l'Empire ne peuvent admettre la présence de Stanislas Leszczynski, beau-père du roi Louis XV, sur le trône électif de Pologne.

Se met alors en place une subtile "politique des trocs": le duc lorrain François III accepte de quitter ses Etats et d'aller régner sur la Toscane sous le nom de François II; en 1745, il devient empereur sous le nom de François Ier et fonde la dynastie des Habsbourg-Lorraine.

Quand à Stanislas, tout en conservant le titre de roi de Pologne, il abandonne ses prétentions à ce trône et reçoit, à titre viager, les duchés de Lorraine et de Bar qui, à sa mort, reviendront à la France.

Déjà sexagénaire, Stanislas n'a que les apparences du pouvoir: c'est la France, dont les troupes occupent une nouvelle fois la Lorraine, qui gouverne par l'intermédiaire de son intendant, Chaumont de la Galaizière.



Statue de Stanislas sur la place


Détail d'une des fontaines de la place Stanislas


C'est sur une esplanade, insérée dans le verrou des remparts séparants Ville-Vieille et Ville-Neuve que Stanislas établit uen unité entre les deux parties de la ville.

Ses trois places s'articulent du nord au sud pour réunir les villes historiques de Nancy: la Place de la Carrière, la Place Royale (actuelle Place Stanislas) reliée par l'Arc de Triomphe (ou Arc Héré) et La Place d'Alliance.

Ne descendant pas de la dynastie lorraine, il est inconcevable pour Stanislas de se faire inhumer aux côtés des ducs lorrains dans la Chapelle des Cordeliers. C'est dans l'Eglise Notre-Dame-de-Bonsecours que le dernier duc lorrain choisit de faire élever son tombeau et celui des siens. Edifice chargé d'histoire, l'église devient tou à la fois sanctuaire national lorrain et enclave polonaise de Stanislas.

  La ville des XIXe et XXe siècles


Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la ville se transforme en raison de la construction du canal de la Marne au Rhin et de l'établissement de la voie ferrée Paris-Strasbourg.

Quelques équipements collectifs sont construits à cette époque. En 1882, Victor Poirel lègue à la ville de Nancy sa collection de tableaux et une somme destinée à édifier une salle de conférence; la ville choisit de réunir dans un même lieu une salle de concert, une galerie d'exposition et un conservatoire de musique: ainsi la Salle Poirel voit le jour.

Dans les dernière décennies du XIXe siècle, Nancy connaît une croissance exceptionnelle et voit se développer un courant emblématique de l'Art Nouveau qui va prendre le nom d'Ecole de Nancy. Ce mouvement, dans le domaine architectural, s'intéresse non seulement aux constructions particulières, mais encore aux bâtiments collectifs tels des magasins, brasseries ou Chambre du commerce et de l'industrie. Un art qui, en quelques décennies seulement, marque la ville d'une empreinte profonde.
Longtemps méprisé, à tel point que plusieurs oeuvres architecturales ont été détruites, l'Ecole de Nancy a retrouvé aujourd'hui ses lettres de noblesse et l'intérêt du public.



La Salle Poirel


L'ancienne Chambre de Commerce et d'Industrie


1925, la grande Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes a lieu à Paris et consacre un nouveau style géométrisant et coloré, baptisé Art déco.

Ce nouveau style s'épanouit à Nancy grâce à un contexte qui lui est favorable: déclin de l'Ecole de Nancy, rupture engendrée par la Première Guerre Mondiale, essor urbain.

Loin de l'exubérance de l'Art Nouveau, l'Art déco se veut épuré, avec des formes géométriques, de faibles reliefs sculptés et une sobriété obtenue par la limitation du décor.

  Nancy, vers le XXIe siècle...


Ne possédant qu'une surface communale limitée, les transformations urbaines du XXe siècle n'ont pu être réalisées qu'à partir de la destruction d'ensembles existants.


La ville ayant racheté les domaines d'une maison religieuse, la faculté des lettres et du Trésor de la langue française s'installe sur le boulevard Albert Ier.

De même de l'espace a été récupéré sur d'anciennes entreprises industrielles près du canal ou avenue Foch par exemple.

Dans les années 1970, dans un souci de gagner de l'espace, les architectes oeuvrant à Nancy rêvent de grandes tours, comme la tour Thiers haute de 91 m; d'autres projets existent alors mais les 120 mètres d'une tour Stanislas ne furent jamais construits en raison de la crainte des politiques locaux de voir le saccage de l'héritage architectural légués par les siècles antérieurs.


La volonté politique de conserver le passé de la ville se manifeste par l'adaptation d'anciens monuments à la vie moderne: un complexe culturel est installé dans les anciens bâtiments de la Manufacture des tabacs, le Conseil général de Meurthe-et-Moselle occupe l'ancien hôpital militaire Sédillot.

Les constructions s'épanouissent aux alentours de la ville pour devenir aujourd'hui la Communauté urbaine du Grand Nancy.



La tour Thiers et le quartier de la gare


L'I.N.I.S.T. au Technopole


Dès les années 1950, de nouveaux quartiers apparaissent en périphérie de la ville de Nancy.



L'ensemble le plus imposant est construit entre 1957 et 1970 est situé au Haut-du-Lièvre.


Sur le plateau de Brabois, à proximité du Centre Hospitalier Universitaire, se développe, à partir de 1977, un technopole où se mêlent écoles, facultés, unités de recherche et entreprises.


Les architectures sont très variées et sont situées au coeur d'un massif boisé de 500 hectares.

  Pour en savoir plus ...


Notre promenade architecturale s'achève déjà...

Ne quittez pas Nancy si vous ne vous êtes pas arrêtés pour goûter aux douceurs de la brasserie Art nouveau Excelsior...



La brasserie Excelsior


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Pour vous documenter sur le patrimoine de la ville de Nancy:

- Martin, Philippe, Pupil, François (dir.), Nancy, du Moyen-Age au XXIe siècle, Editions Serpenoise, Metz, 2005

- Picard, Claudie, Nancy baroque: l'ornemantation des trois places, G. Klopp, Thionville, 2005

- Cuny, Jean-Marie, Nancy, capitale aux portes d'or, les Editions du Sapin d'or, Epinal, 2005

- Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Nancy: la ville de Stanislas, Serpenoise, Metz, 2002

- Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Nancy, architecture 1900, Serpenoise, Metz, 2002

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